Tour du monde en 365 galères

L'aventure est terminée.

(mis à jour il y a plus de 6 ans)

" Don't dream your life, but live your dream " — Mark Twain

[Roadtrip] Honduras ou la république de la banane

 

Le Honduras est un pays bien plus pauvre que le Guatemala. Cela entre en notre faveur pour le passage de frontière qui se passe relativement rapidement en ne payant simplement qu’une petite taxe gouvernementale. De son coté, El Diablo évitera de justesse les problèmes ainsi qu’une fouille approfondie (ouf ! Elle n’aurait peut être pas survécue à un démantèlement au complet…).

 

Malheureusement, notre tracé au Guatemala ne nous permettra pas de mettre les pieds au Salvador… L’hospitalité Salvadorienne ainsi que la belle chaine volcanique regroupant 20 volcans sera une belle raison de revenir y faire un tour.

 

En piste –donc – pour le Honduras, ou le pays de la banane comme je disais… Pour la petite histoire, le Honduras était le deuxième plus grand exportateur de banane jusqu’en 1998. Pas étonnant qu’il reste encore quelques bananiers… 

 

Nous arrivons en pleine saison des pluies ce qui rend parfois le climat assez lourd, en d’autres termes chaud, humide et infesté de moustiques. Les routes souvent très mal entretenues doublent facilement le temps de trajet. 

 

En Honduras, quelque chose qu’il faut savoir, c’est que les habitants n’ont aucune notion du temps et des distances. Lorsqu’on vous dit que le prochain village est à 30 minutes et que la route est bonne, comprenez que la route est dans un état lamentable et qu’il y a au minimum 3 heures de ballade… Vérifié et véridique ! On s’est demandé bien plus d’une fois si on n’avait pas loupé notre point d’arrivée alors qu’au final on n’avait même pas encore fait 1/4 du trajet !!! Autre point, en Amérique Centrale comme au Mexique, lorsque vous demandez votre chemin, même si le gus n’en sait absolument rien et n’a jamais entendu le nom de sa vie, il vous indiquera quand même une direction. Essayez pour vous amusez, vous verrez ! Vous serez surpris d’apprendre que Bordeaux n’est qu’à quelques kilomètres de Tegucigalpa, la capitale Hondurienne. Eh oui, c’est dingue !! 

 

Il fallait que cela arrive, El Diablo commence à faiblir…. Quelques 100 kilomètres après la frontière, l’aiguille indiquant la température du liquide moteur vient de sortir du quadrant !!! Shit Man !!! Y’a un truc qui va pas… Mais pas d’inquiétude, El Diablo a plus d’un tour sous son capot et a décidé de craquer pour une petite baraque particulière d’un mécanicien Hondurien. D’un œil intrigué et suspicieux, le garagiste s’approche inquiet de notre bolide noir fumant de toutes ses trippes. Je crois que sa première réaction a été de se marrer en nous voyant arriver sur son gazon. Ca ne doit pas être tous les jours qu’il voit trois touristes en galère débarquer dans son garage à ciel ouvert au volant d’une voiture immatriculé Mexico. Sa première question à été de savoir comment on avait fait pour arriver jusque la avec ce tas de ferraille… Eh ! On ne traite pas El Diablo comme ça ! Alors, après avoir versé une avalanche de 5 ou 6 bidons d’eau directement sur le moteur pour le refroidir, il nous a demandé jusqu’où on comptait aller comme ça ? Là, c’était parti pour la deuxième grande distraction de la journée. A Costa Rica, Señor ! Ses trois gamins qui jouaient au football n’arrêtaient pas de répéter qu’on allait rester en Honduras… et cette idée les ravissaient déjà faisant de nous des futurs compagnons de jeu. Alors, le diagnostique Pedro? « Mmm, es el sensor de humo ». On n’a aucune idée de qu’est le sensor de humo mais on comprend qu’il y a bien une pièce à changer et que ça prendra une semaine de main d’œuvre contre 1000 dollars… Et la seconde solution Pedro ? Eh bien c’est de rouler pépère et arroser le moteur toutes les trois heures… Moi j’dis, ça commence à sentir le roussi tout ça ! Cependant, on décide finalement de déguerpir vers 15 heures de l’aprèm… Il ne souhaitait rien en échange de son aide, mais forcé de constater que ses enfants n’étaient pas à l’école pour cause de moyens financiers, nous lui glissons un petit billet dans la poche de sa chemise en le remerciant de son temps et de sa gentillesse.

 

honduras_sanpedro

 

Les pays d'Amérique centrale sont tous sur la route du narcotrafic, de l'Amérique du sud en se dirigeant vers les consommateurs nord-américains et le Honduras n'échappe pas à cette réalité. La nuit tombe et on était loin d’avoir atteint « Peña Blanca », la ville où l’on souhaitait crécher ce soir. Sur les conseils d’un Hondurien à une station service, il est plus prudent de rester ici, compte tenu de l’état de nos feux de route ainsi que pour les « gangs de nuit » !!! La route pour se rendre à la prochaine ville est longue et dangereuse nous dit-il. Très bien, marché conclu. Mais au fait, c’est où ici ?? « San Pedro Sula », amigo… OK, je jette un rapide coup d’œil dans le Lonely Planet s’il n’y a pas un bon plan qui y traine… et à notre belle surprise, nous découvrons que nous sommes dans la capitale du crime et du sida en Honduras… Là, effectivement je crois qu’on ne pouvait pas espérer mieux ! Les écriteaux sur les murs de l’hôtel que nous trouvons pour 200 Lempiras (environ 8 euros) interdit d’entrer avec sur soi des grenades et un fusil à pompe. En revanche, les machettes et couteaux sont autorisés… L’hôtel ferme également ses grilles à 21 heures pétante, et si on a le malheur de revenir après, c’est dehors qu’il faudra passer la nuit… Autant vous dire qu’on a mi 6 minutes top chrono au lieu des 12 minutes qui nous restait pour aller chercher sur le trottoir d’en face un bout de poulet, des bananes plantains, des fausses chips qui ne sont autre que des bananes séchées et un savoureux petit jus gazeux bleu à la banane (cherchez l’erreur…) ! Bon appétit bien sûr ! On dégustera notre délicieux plateau repas devant un bon film (le Livre de la Jungle en espagnol) diffusé à la télé de notre chambre d’hôtel en exclusivité rien que pour nous. Une belle soirée pourrie de voyage comme on les aime… n’est-ce pas ?

 

Allez, assez traîner ici, rendez-vous à Peña Blanca. La petite ville qui borde le Lac de Yojoa, est entourée de petits monts caractéristiques du Honduras. La gérante d’une ferme de plantations bananières que nous interrogeons nous propose d’accrocher nos hamacs dans l’une de ses maisons en construction pour 50 Lempiras par personne. C’est à deux pas d’ici, dans auberge de jeunesse avec piscine, restaurant et guitares en libre service que l’on passera quasi toutes nos soirées en compagnies d’autres touristes. Les Honduriens que nous rencontrons en ville nous sont très accueillant et vont même jusqu’à nous payer nos bières pour engager la discussion. Nous pensions encore à un coup douteux et frauduleux mais aucuns de nos aprioris ne se sont révélés vrais ! Valerian, Thibaud et moi avons en conséquence baissé nos gardes le temps de plusieurs parties de billard.

 

honduras_mesa

  

Nous découvrons un peu plus la cuisine Hondurienne, qui se révèlera être un classique des aliments que l’on peut trouver en Amérique Centrale. C'est-à-dire, des haricots rouges en purée « frijoles », choux rouge piquant, avocat, banane cuite « platanos », viande ou poulet grillé avec des galettes de maïs « tortillas ». Une folle virée aux chutes d’eau de 40 mètres du coin et nous nous préparions déjà psychologiquement au trajet (avant de passer au Nicaragua) pour atteindre notre dernier arrêt en Honduras, Comayagua.

 

Bien qu’on ait cru que les quatre routes d’El Diablo allaient partir chacune dans une direction opposée sur les chemins terreux et cabosseux qui relient « El Lago de Yojoa » à Comayagua, elle aura réussi à nous emmener à bon port. Ouf! Bienvenidos à Santa María de la Nueva Valladolid (pour les intimes). Comayagua est principalement renommée pour la beauté de son architecture coloniale espagnole et sa cathédrale l’une des plus vielle d’Amérique Centrale (voire la fin de l’album photo). A peine arrivée dans la ville, la premier Hondurien à qui l’on demande un bon plan pour une chambre pas chère, termine cul sec sa bière et grimpe aussitôt dans notre voiture pour nous guider avec une nouvelle bière à la main. Etonnant et très aimable, mais on n’en demandait pas autant… Surtout qu’il a fini par se faire engueuler par sa femme au téléphone car elle pensait qu’il était encore au bar à picoler, ce qui en soit n’est pas totalement faux car il a à mon sens sauté sur cette occasion pour s’enfiler une nouvelle bière. Ignacio, notre nouveau GPS, nous fait un rapide tour du quartier et nous renseigne sur les rues dans lesquelles ne faut mieux pas traîner à partir de 22 heures lorsqu’en tant que touriste on a généralement (même si pour nous cela ne représente pas grand chose) l’équivalent d’un mois de salaire dans la poche. Il fini par nous larguer dans une petite résidence à trois rues de la cathédrale, cafards à volonté, mais à petit prix.

  

honduras_comayagua

  

Nous reprenons la Panaméricaine quelques jours plus tard en direction de la frontière Nicaraguayenne, une bouteille de miel Hondurien en poche du gérant, fan de notre pérégrination depuis le Mexique.

 

 

Flickr Album

4 Commentaires

Charles_dlof

14. juil, 2011

A ta place je serai content de remplacer le riz d’Asie par d’la banane plantain (~)
Je suis curieux d’avoir ton avis sur le Nicaragua…
Bise poto’
(doc)

franfran

19. juil, 2011

je crois que l`on dit LE Honduras O-)

admin

19. juil, 2011

Merci :o)

Adrien Poussin

29. juil, 2011

tellement vrai le coup du mec qui n’a aucune idée de la direction et qui t’indique nimporte laquelle. J’ai lu tous tes résumés d’am latine, et je m’y retrouve pas mal avec ce que j’ai fait au bélize guatemala et honduras, suerte !!!

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