Tour du monde en 365 galères

L'aventure est terminée.

(mis à jour il y a plus de 6 ans)

" Don't dream your life, but live your dream " — Mark Twain

Eh Mec, il te reste combien ?

Du 27 Octobre au 13 Novembre 2010

 
Une fois le Friendly bridge passé (frontière séparant le Tibet et le Népal, cf photos Tibet), à nous la liberté et le retour aux basics : le guide de la négociation Chinoise, les arnaques en tout genre,  les rabatteurs d’hostels et de restaurants,… On est ainsi vite retourné à la réalité puisque dès l’arrivée au bureau de douanes Népalais, on a du marchander avec les autorités notre taux de change pour avoir le visa. On a prit plus de plaisir a être dans un bus Népalais bondés qu’à être assis très confortablement à l’arrière de notre jeep Tibétaine. Enfin sortis de notre véhicule fourrière !!!

 
Et le retour à la liberté va se faire dans des conditions bien différentes que précédemment puisqu’on va découvrir que le Népal est en fait une pré Inde, un avant-goût, une préchauffe avant le bordel complet.  Un semi bazar qui peut cela dit en décourager plus d’un de traverser le trottoir de son ho(s)tel (les habitués des lieux comprendront). Le Népal (surtout Kathmandu) est donc bruyant, agité, bouillonnant mais on est dans un pays vivant et ça fait plaisir. Trainer dans les marchés du soir remplis de monde, manger dans la rue, déguster les « fruit lassis » sur le trottoir en attendant le Tuk-Tuk, s’arrêter manger une petite pâtisserie dans l’une des nombreuses German Bakery (voleurs !!!) de la ville,… On a vraiment apprécié Kathmandu et ses petits lieux  gardant un côté Babacool !!! On ne découvre ainsi pas la capitale en visitant des musées mais en errant dans les rues, parfait après 6 jours passés sur la banquette arrière d’une jeep.

 
On va d‘ailleurs pouvoir se dégourdir les mollets direction Pokhara pour un trekking, avec en chemin une petite virée Rafting dans l’une des nombreuses rivières du pays. Loin d’être super extrème comme on a pu nous le vendre sur les photos, on a plutôt fait une ballade en bateau mouche, plus occupés à regarder le paysage qu’à ramer dans les rapides. Notre besoin d’adrénaline n’ayant pas été comblé, on s’est dit qu’il fallait rattraper ça à Pokhara et on a donc loué 2 bécanes pour aller visiter un peu le countryside. Une ballade à moto dans les montagnes Népalaises, ça vaut le détour : routes sinueuses, paysage somptueux, … attention tout de même aux vaches sur la route et à bien rouler à gauche !!!

 
Pour ce qui est du Trekking au Népal, vous avez 2 options en fonction de la couleur de votre carte bleue :
-    Si vous avez une carte de couleur très brillante, vous pouvez acheter un billet d’avion pour vous rendre sur les lieux du trek (comme à Lukhla pour aller voir l’Everest face Sud), louer du matos de camping, payer les permis de trek, prendre un porteur et un guide et ensuite commencer à marcher.
-    Si vous avez une carte de couleur étudiante et de support cartonné (comme la nôtre après le Tibet), rassurez-vous vous pourrez quand même trekker, ais regardez plutôt du côté des Annapurnas.
Nous avons donc choisi la 2 ème option………
Ayant été forcé de faire une journée de moto, nous avons donc loupé notre journée de préparation au trek et sommes partis dans le dénuement le plus total découvrant le jour même qu’il fallait la journée entière en bus pour arriver sur les lieux du Trek, qu’il fallait une TIMS card (Trekkers’ information Management System, rien que ça !!!) , un permis de trek à 4000 roupies (alors qu’on aurait pu l’acheter 2000 à Pokhara),… On a donc débuté la marche un jour plus tard que prévu et le portefeuille bien léger après avoir dépensé tout notre argent  dans leurs formalités à la con !!!

 
Une dizaine de jours de trek de prévu entre Bhulbhule et Jomsom (131 Km, de 880m à 5417m à 2700m) qu’on aura fait en… 6 jours.  Alors que la plupart des gens prenaient un guide et beaucoup d’entre eux, des porteurs, on l’aura achevé sans guide, sans porteur et sans bâtons (sauf Chris pour la fin). Et malgré ça, peu auront eu l’affront de nous doubler. Donc pour tous ceux qui s’inquiètent de notre santé après 2 mois et demi de voyage, hormis des pieds en lambeaux, et une marche de canard bien maîtrisée, on peut dire tous les deux qu’on est au meilleur de notre forme depuis bien longtemps.

 
C’est un petit trek sympathique où il y a quand même moyen de se faire mal aux jambes et qui demande un minimum de préparation puisque il y a des lodges sur tous le chemin. Il n’y a donc pas besoin de prendre de matériel et de camping, ni de butagaz, juste un bon gros duvet pour les nuits froides à 4800m. Malgré son côté touristique, il recèle cela dit de paysages sublimes et de hauts cols car à la fin du trek on a quand même un passage à 5400m. Ayant découvert au Tibet qu’on n’avait pas le mal de l’altitude, on n’a absolument pas été gêné et on a pu se passer de guides.  Cela dit les 1400m de dénivelé au-dessus de 4000 sont assez sportifs avec un sac bien chargé sur le dos…

Vu notre manque de ressources financières, on a bien été obligé de s’adapter aux conditions difficiles de la montagne en haute altitude. Nous allons ainsi vous transmettre notre expérience et vous dévoiler les recettes du succès du trek par le guide du Trekkeur étudiant averti en vaut deux.
Conseil n°1 : S’informer des dépenses  d’avant (et du pendant) trek.
Conseil n°2 : S‘informer de la ville exacte de destination et des heures de bus nécessaires
Conseil n°3 : Ne prendre un porteur que si vous ne pouvez plus marcher qu’à béquille. En prendre un au début est inutile car vous n’aurez pas le temps de vous tester et vous pouvez en trouver tout au long de l‘itinéraire.
Conseil n°4 : Ne prendre de guides qu’au cas où vous ne savez pas lire une carte. Même dans le cas présent, vous pourrez toujours demander la route aux autre trekkeurs le long du chemin ce qui nous amène au conseil n°5. Si vous avez le mal d’altitude mieux vaut peut être néanmoins prendre un guide…
Conseil n°5 : Utiliser les guides des autres. Pourquoi payer un guide lorsque vous pouvez demander les infos gratuitement aux guides des touristes friqués tout au long du parcours.
# Si vous n’avez pas appliqué les conseils 3/4/5, vous devez savoir que les guides et porteurs sont souvent corrompus. On en a vu plus d’un se glisser des billets dans la poche en annonçant un prix de bus à ses clients bien plus élevé qu’il devrait être. De la même façon, il vous emmène directement vers la lodge de leur pote où vous paierez le prix plein, sans capacité de négociation car votre guide aura son repas et son logement gratos. Si vous avez néanmoins à contracter un porteur, après avoir discuté avec l’un des leur, on sait désormais qu’ils sont payés entre 600 et 700 roupies lorsqu’une agence les débauchent et environ 800 en direct si vous avez bien négocié.
Conseil n°6 : Négociez tout : les repas, les nuits, les biscuits dans les épiceries, (vous pouvez essayer aussi sur le permis de trek mais on s’y est déjà cassé les dents sans succès).
Conseil n°7 : Lorsque vous négociez, négociez tout en même temps : le repas du soir, la nuit et le repas du matin car des prix très bas sur la chambre peuvent cacher des prix très hauts sur les repas. Une fois vos sacs posés dans la chambre, le yak est dans la marmite. Il faut donc tout négocier avant en appliquant scrupuleusement le guide de a négociation Chinoise.
Conseil n°8 : Les restaurants et lodges à touristes foisonnent, mais où mangent donc les locaux ??? Chez les locaux… Ne vous arrêtez donc pas aux seuls maisons avec une pancarte restaurant dessus mais demandez à chaque maison où une casserole est sur le feu si ils ne font pas à manger. Le choix est restreint mais là o on aurait du payer 250 roupies, on s’en est sorti à 70 (impensable dans les restaus d’altitude). Et vous aurez le plaisir de partager votre repas avec les porteurs et guides, et boire un petit verre de Nepali wine (alcool à base de riz ou de blé on ne sait toujours pas mais vraiment pas cher) avec eux et sans arrière pensée aucune.
Conseil n°9 : Ne pas courir après les yaks au-dessus de 3000m, vous risquez de vous essouffler plus rapidement que lui.
Conseil n°10 : Si vous avez à vous retrouver sur le toit d’un bus Népalais à l’aller comme au retour, pensez  prendre un petit coussin pour protéger vos fesses des bosses de la route et des barreaux de (n)fer.
Retour sur Pokhara sur le toit d’un bus bondé de chez bondé, le toit était encore plus plein que l’intérieur du bus, avec un chauffeur Népalais normal (complètement cinglé quoi !!!), quelques jours de repos à Pokhara et Kathmandu pour vous offrir le petit article Tibétain et la vidéo Chinoise. Suite des épisodes en Inde avec au programme : Varanasi, Agra, New Delhi, Jaypur, Bombay et bien d’autres…

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